Question by lara: comment savoir qu’on est dépressif et quel sont les symptômes d’une dépression?
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Answer by chatonne A
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la perte d’appétit, du sommeil, de l’envie . Tout parait insurmontable, la moindre chose à faire semble « énorme » alors qu’a l’ordinaire c’est facile ! tu te dévalorises sans arrêt, pour toi « tu ne vaut rien », tu n’es capable de rien , tu as le sentiment que les autres ne te comprennent pas. L’image qui caractérise le plus la dépression pour moi est cette chape de plomb qu’on a sur la tête ! mais parfois il faut tomber au fond de la piscine pour pouvoir donner un coup de pied et remonter à la surface ! si c’est ton cas, bon courage ! il y a toujours des solutions, parfois il faut laisser faire le temps, ça passe !
on se sent envahi par des émotions qu’on arrive pas à controler
et on se met à imaginer (pour certains c’est carrément des visions , c’est selon le niveau intellect) plein de choses invraisemblables
car le cerveau se met à fonctionner intensement et analyser , interpréter et donc se fatigue
le repos et sommeil sont necessaires
la relaxation , le sport et l’activité manuelle (‘ergothérapie)sont bons
ces états peuvent devenir maitrisables lorsqu’on a déjà connu ces symptômes qu’on apprends à maitriser!
un soin thérapeutique est benefique et necessaire
Quand on est dépressif on pense que tout va mal, chaque petite chose prend une tournure négative et on a l’impression que cela ne s’arrangera jamais ou du moins pas grâce à nous-mêmes. Lorsque l’on est dans cet état de négativité omniprésente la vie a moins de valeur et on commence à s’isoler et à ne plus vouloir rien faire. Maintenant il faut savoir qu’il y a différents stades de dépression certaines durent quelques mois et d’autre plusieurs années qui engendrent une mésestime de soi et des envies suicidaires. Toutes les dépressions ne se soignent pas de la même façon car elles ne naissent pas des mêmes motifs mais l’idéal est de ne pas laisser la dépression s’installer (être bien entouré ou consulter si besoin) car plus elle dure et plus elle est destructrice.
la depression est une consequence
il faut prendre du tps pour chercher la cause
ne gaspille pas ton energie sur la consequence mais va directement sur la cause
c’est tellement plus dur mais tellement plus efficace
manque d appetit
low estime
vouloir se suicider
agiter- ne pas pouvoir se relaxer
manque de sommeil
penser qu on est coupable
En psychopathologie le terme dépression est générique et utilisé pour évoquer toute sortes d’états, depuis le vague à l’âme à la dépression sévère ou la mélancolie. Pour Henri Ey le terme recouvre: « au moins trois significations. Il peut se rapporter à un symptôme, à un syndrome et aussi à une entité nosologique ».
On devrait donc parler de dépressions au pluriel ou spécifier le sens dans lequel on l’entend.
Sommaire [masquer]
1 La psychiatrie organicisite
2 Enfants et Adolescents
3 Au Canada
4 Diagnostic et prise en charge médicale
5 Traitement
5.1 Médicaments
5.2 Psychothérapies
5.3 Sismothérapie
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
6.2 Bibliographie
7 Articles en liens
7.1 Livres
7.2 Liens externes
La psychiatrie organicisite [modifier]
Du point de vue de la psychiatrie organicisite, la dépression est un trouble de l’humeur pouvant résulter de l’interaction d’un ensemble de facteurs:
biologiques (déséquilibre dans la chimie des neurotransmetteurs du cerveau),
psychologiques (intrapsychiques)
sociaux (ex : divorce, chômage,etc…).
Dans cette perspective, il s’agit d’une trouble psychiatrique, comportant souvent des risques, pouvant parfois mener au suicide. Du point de vue épidémiologique, les chercheurs estiment que cette maladie est sous diagnostiquée, sous-estimée et sous-traitée. Elle se manifeste la plupart du temps par une conjonction et/ou une addition de symptômes comme :
Troubles du sommeil ;
Manque d’énergie, de motivation ;
L’humeur triste ;
Irritabilité ;
Mal de vivre,
Etc.
Chez l’enfant et l’adolescent, les dépressions se manifestent de manière moins typique avec des symptômes variables qui cachent la tristesse ou le désespoir.
Types
Certains auteurs dénombrent une quinzaine de type de dépressions différentes, avec, entre autres :
Mélancolie
Article détaillé : Mélancolie.
Le terme mélancolie était utilisé en psychiatrie pour caractériser un état dépressif grave et aigu présentant de grands risques de passages à l’acte suicidaires. Il a aujourd’hui été délaissé et on utilise plus couramment l’expression: dépression majeure. On parlait aussi de mélancolie stuporeuse pour décrire des états caractérisés par un ralentissement psychomoteur intense qui peut aller jusqu’à immobilité totale, un état prostré et incapable de boire ou de s’alimenter.
Considérée comme la forme la plus grave d’état dépressif majeur, la mélancolie se manifestent par :
l’intensité de la douleur morale ;
l’importance du ralentissement psychomoteur ;
une aboulie complète ;
des contenus de pensée particulièrement négatifs et désespérés ;
un sentiment de culpabilité omniprésent ;
un sentiment d’incurabilité ;
des idées « noires » (idées d’être puni de mort, ruminations suicidaires…) ;
une anorexie grave. (Parfois, il peut s’agir d’une boulimie, en tous les cas, troubles de l’appétit.) ;
des réveils matinaux précoces dans un état d’angoisse douloureux.
Dépressions psychotiques
Elles se caractérisent par des délires de culpabilité, de honte universelle, de punition, de damnation, d’appauvrissement mental, de négation d’organes…
Dépressions hostiles, agressives
La personnalité du sujet semble avoir changé radicalement. Il est devenu plus agressif, plus impulsif, ses colères sont mal maitrisées, il a des violences soudaines inhabituelles…
Cela viendrait du fait que le sujet ne supporte plus l’idée d’être l’objet de remarques blessantes (existantes ou supposées) à son égard : « Secoue toi », « Tu as tout pour être heureux », etc.
Dépressions pseudo-démentielles
Les dépressions pseudo-démentielles se caractérisent par des troubles graves :
de la mémoire ;
de l’orientation ;
de la vigilance ;
du jugement ;
de régression affective ;
des performances intellectuelles.
On les rencontre généralement chez les sujets âgés, rarement chez des sujets jeunes.
de la culpabilité
Dépressions masquées
Les dépressions masquées ou hypocondriaques se caractérisent par une absence de symptômes de l’humeur dépressive avec une prépondérance des plaintes somatiques. Elles prennent souvent l’aspect d’une douleur atypique, continue, fixée, qui reste malgré la prescription d’antidouleur. Le sujet est souvent inconscient qu’il souffre moralement, c’est la raison pour laquelle il « somatise ».
Dépressions anxieuses, agitées
Ces sujets courent un risque suicidaire élevé. Contrairement aux caractéristiques courantes de la dépression, l’agitation psychique et motrice sont majeures, ils sont enclins à des crises de panique.
Dépressions endogènes
La dépression endogène est caractérisée par une douleur morale patente contrastant avec une indifférence affective (appelée également anesthésie affective) pour l’extérieur, un pessimisme foncier, une inhibition marquée, des thèmes d’autodévaluation et d’autoaccusation des idées délirantes de ruine, de catastrophe, d’incurabilité, une insomnie par réveil précoce, une anorexie avec amaigrissement, un dégout de la vie inaccessible à toute argumentation. La fluctuation des symptômes dans la journée est particulière dans les dépressions endogènes : très marquée au réveil (le matin) ils tendent à s’estomper en fin de journée. Dans l’ensemble, le déprimé mélancolique méconnait l’aspect pathologique de son état et refuse tout recours médical, jugé inutile.
Forme unipolaire et bipolaire de dépression : la dépression endogène est souvent l’expression d’un Trouble bipolaire (anciennement dénommé « psychose maniaco-dépressive »). Celle-ci, initialement bien délimitée, tend à être divisée en catégories à cause des aspects évolutifs, des antécédents familiaux et des réponses thérapeutiques inégales au même traitement. La forme bipolaire est constituée d’accès dépressifs et d’épisodes d’excitation euphorique, séparés par un intervalle libre. La forme unipolaire est quant à elle définie par la survenue répétitive d’un seul type d’accès en règle générale dépressif. Il existe également les dépressions secondaires, dues à des médicaments, une affection organique, une affection psychiatrique, ou encore les dépressions alexithymiques ou d’involution.
Dépressions saisonnières
La dépression saisonnière s’installe à l’automne ou au début de l’hiver et dure jusqu’au printemps. Ses symptômes sont ceux de tout épisode dépressif : tristesse permanente, perte d’intérêt générale, irritabilité, troubles de sommeil, perte ou gain de poids, pensées suicidaires.
Les symptômes de la dépression saisonnière se distinguent de ceux des blues de l’hiver, lesquels ne nous empêchent pas de continuer à assumer nos activités quotidiennes. Ceux qui souffrent de dépression saisonnière sont très affectés dans leur quotidien, que ce soit sur le plan travail ou des relations. La cause exacte de ce type de dépression n’est pas connue, mais la diminution de l’intensité de la lumière naturelle et de sa durée semble jouer un rôle important. Son traitement repose sur la psychothérapie et sur les médicaments antidépresseurs. De façon complémentaire, il existe une thérapie spécifique à la dépression saisonnière, soit la photothérapie. Elle consiste en des séances d’exposition à la lumière dans des cabines spécialement aménagées, ce qui permet de lutter contre la diminution de la lumière naturelle. La luminothérapie est un traitement souvent évoqué pour cette affection lorsqu’elle se présente de manière isolée.
Causes
La dépression a toujours été vue, de nos jours comme résultant de l’interaction d’un ensemble de facteurs, psychologiques, biologiques, sociaux et génétiques.
Dans l’Antiquité grecque, des prêtres jetaient le déprimé à la mer du haut d’une falaise et d’autres prêtres dans une barque le repêchaient. La frayeur a été si grande que le déprimé aurait été guéri de son mal de vivre. D’autres peuples tentaient des exorcismes.
iologiques
Depuis une soixantaine d’années, plusieurs études montrent que certaines personnes présentent une vulnérabilité génétique (transmise héréditairement) par rapport à la dépression. Ces études portaient notamment :
sur des jumeaux homozygotes (identiques) et des jumeaux hétérozygotes qui furent adoptés par des familles différentes ;
sur des enfants adoptés issus de parents biologiques atteints d’une dépression ou d’une maniaco-dépression ou non atteints, etc.
Par ailleurs, à chaque état psychologique correspond un état physiologique. Nous sommes habitués à considérer cet aspect en ce qui concerne le stress, par exemple, que nous relions à l’adrénaline. Cela fait partie du langage populaire. Des études ont montré la présence de différentes dysfonctions neurobiologiques chez les gens déprimés. Entre autres, les niveaux de sérotonine et la noradrénaline (des neurotransmetteurs) sont impliqués dans la dépression. L’aspect physiologique n’est pas pour autant nécessairement « la cause » de la dépression. Voici ce qu’en dit le Dr. Michael Spevack (en préface du livre Être bien dans sa peau, voir la section Références) : « On sait maintenant qu’il s’agit d’un cercle vicieux où chaque facteur influence et aggrave l’autre : les pensées négatives ont pour effet d’abaisser l’humeur, ce qui entraine fort probablement un certain déséquilibre dans la chimie du cerveau. En s’attaquant au traitement de l’un ou l’autre de ces facteurs, on peut aider les gens à se sentir mieux. »
Psychologiques
Les aspects biologiques, cognitifs (mentaux), émotifs et comportementaux du fonctionnement humain sont en constante interaction. Une modification de n’importe lequel de ces aspects a un impact sur les autres. Lorsqu’une personne est dépressive, elle a tendance à voir la réalité de façon plus négative. En retour, cette interprétation plus négative amplifie les émotions dépressives. D’autre part, les interprétations négatives de la réalité et les émotions dépressives influencent les comportements (amenant par exemple de la passivité) qui, en retour, ont un impact sur les pensées et les émotions.
Il existe aussi des facteurs intrapsychiques souvent inconscients qui relèvent du processus de deuil, d’une angoisse de perte d’objet ou autres conflits comme les psychanalystes les ont développés. Freud dans Deuil et mélancolie, Karl Abraham, et Mélanie Klein, etc., ont ouvert le champ d’une compréhension profonde de la dépression. Par ailleurs, la dépression se développe souvent en réaction à un évènement ou une situation générateurs de stress. Cependant, selon nos façons de voir les choses, nous ne présentons pas tous la même vulnérabilité face aux différents types de causes de stress. Un évènement « heureux » peut paradoxalement représenter un stress (promotion, mariage, etc.). La théorie du renversement interprète la dépression comme traduisant un fonctionnement empêché de la multistabilité entre des états de motivation satisfaisants.
Génétiques
Il est reconnu que pour certaines dépressions des facteurs héréditaires jouent un rôle dans la création du déséquilibre chimique dans le cerveau d’une personne lorsqu’elle vit une dépression. Même si certains gènes sont impliqués dans la dépression, il ne semble pas qu’ils déclenchent inévitablement la maladie. Ils se contenteraient de transmettre une susceptibilité à entrer plus facilement dans un état dépressif. Susceptibilité qu’un évènement extérieur où une personnalité particulière pourrait transformer en véritable dépression.
Il est également important de réaliser que peu importe le ou les facteurs ayant précipité une personne dans un état dépressif, la voie finale commune de la dépression, si l’on peut dire, implique un déséquilibre de certains neurotransmetteurs dans le cerveau.
Sociaux
Un environnement pénible (rythme de vie effréné, soucis professionnels et/ou familiaux, chômage, divorce, deuil, isolement, déracinement, déménagement) perturbe l’état de santé plus ou moins gravement, plus ou moins longtemps.
L’enfance est un moment-clé : il existe des preuves que les personnes ayant subi dans leur enfance la perte de personnes importantes sont davantage sujettes à des dépressions plus tard dans leur vie. L’importance et la qualité du soutien que nous recevons par nos relations interpersonnelles (proches parents, conjoints, enfants, amis…) peut nous protéger contre le stress et les tensions de la vie quotidienne, et réduire les réactions physiques et émotionnelles au stress, l’une d’entre elles pouvant être la dépression. D’autre part l’absence d’une relation étroite, de confiance, peut augmenter le risque de dépression. Les mauvais traitements ou l’infidélité d’un ou d’une partenaire sont des facteurs aggravants. Il est démontré que le mariage peut d’une certaine manière protéger contre le développement de la dépression chez les hommes et les femmes si des tâches telle que s’occuper de la maison ou des enfants sont partagées. Cependant, les femmes qui ne travaillent pas et qui restent à la maison pour s’occuper des enfants en bas âge sont plus susceptible de dépression, particulièrement lorsque la garde des enfants et des problèmes d’argent entrent en ligne de compte, et le taux de dépression après la perte d’un époux est accru.
Symptômes
Bien qu’ils ne fassent pas l’unanimité, les critères américains du DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders – Fourth Edition) du trouble dépressif majeur sont :
Une personne doit présenter au moins 5 des 9 symptômes suivants pour une durée d’au moins deux semaines, la plupart du temps, entrainant un changement dans le mode de fonctionnement habituel. Au moins l’un de ces deux critères doit être présent : Humeur triste, Anhédonie.
Humeur triste (dépressive): décrite comme plus intense que la douleur d’un deuil. Le malade est sans joie et opprimé, parfois il est incapable de percevoir tout sentiment. En général l’humeur est au pire le matin.
Chez les enfants et adolescents, cela peut se manifester par une irritabilité accrue.
Anhédonie : diminution du plaisir ou de l’intérêt pour toutes activités, y compris celles qui procurent du plaisir habituellement.
Les habitudes se modifient, les passe-temps sont délaissés, tout semble monotone et vide, y compris les activités habituellement gratifiantes.
Modification involontaire du poids : prise ou perte de 5% ou plus du poids habituel en un mois. Éventuellement, modification récente de l’appétit
Troubles du sommeil : diminution (insomnie) ou augmentation (hypersomnie) du temps de sommeil
Troubles de la concentration ou du processus de prise de décision
Troubles du comportement : agitation ou ralentissement (bradypsychie) rapportée par l’entourage.
Asthénie : sensation de fatigue ou de diminution d’énergie
Sentiments de culpabilité hypertrophiés, souvent injustifiés et liés à l’auto-dépréciation du patient.
Idées noires : volonté de mourir, idées suicidaires actives, avec ou sans plan spécifique, finalement tentative de suicide.
Exclusion des diagnostics différentiels : trouble bipolaire (« maniaco-dépression »), trouble induit par une substance (alcool, drogues, médicaments) ou une affection organique (hypothyroïdie, tumeur cérébrale, etc.), travail de deuil, Trouble de stress post-traumatique.
Le premier signe est souvent constitué par la modification du comportement habituel. Par exemple, une personne précédemment enjouée et sociable peut devenir irritable et renfermée. L’anhédonie et les troubles du sommeil viennent ensuite, suivis des troubles du comportement alimentaire. Chaque personne étant unique, les signes de dépression diffèrent considérablement d’une personne à l’autre, ainsi que l’ordre d’apparition (parfois, les troubles du sommeil sont premiers). D’autres symptômes de dépression non mentionnés par le DSM sont :
l’anxiété : outre les appréhensions concrètes contraignantes, il existe souvent des peurs sans fondement, qui peuvent entraîner des idées délirantes. Les pensées tournent autour des thèmes de l’échec, de la faillite, de la culpabilité et des graves maladies. L’agitation interne entraine le patient à déambuler sans but précis.
Absence de sentiment réel de maladie (Anosognosie, moins marquée celle de la psychose) : en dépit de troubles massifs et de la souffrance qui en résulte, la personne dépressive n’a généralement pas le sentiment d’être réellement malade, mais est accablée par les sentiments de culpabilité et se fait des reproches.
Les plaintes somatiques sont fréquentes : troubles de l’endormissement, troubles du sommeil, réveil matinal précoce, lassitude généralisée…
Parfois, outre les symptômes de dépression, de nombreuses personnes dépressives peuvent aussi se plaindre de problèmes physiques. Par exemple, un individu peut se plaindre de douleurs chroniques et de maux qui ne peuvent être expliqués, tels que des maux de tête, des douleurs persistantes au dos ou à l’estomac. Les personnes dépressives peuvent aussi se plaindre de problèmes digestifs, de bouche sèche ou de constipation, et certaines peuvent même souffrir de douleurs inexpliquées dans diverses parties du corps. Être constamment préoccupé, anxieux ou irritable peut aussi représenter d’éventuels signes « masqués » de dépression.
Les troubles biologiques:
‘Perturbation de la transmission chimique cérébrale, ou la neurotransmission ?
Les recherches sur les causes de la dépression ont mené certains chercheurs à se pencher sur la chimie du cerveau. Au début des années cinquante, certains neurotransmetteurs de la classe des monoamines attirèrent l’attention. Ces neurotransmetteurs, tous dérivés d’un acide aminé, comprenaient la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. On sait maintenant qu’un mauvais fonctionnement du circuit de noradrénaline ou de sérotonine contribue à la dépression chez certains individus, mais les neurotransmetteurs commencent à peine à livrer leurs mystères et même aujourd’hui, on ne connaît pas encore toutes leurs implications sur le comportement humain. L’une des hypothèses est que la recapture présynnaptique des monoamines est trop forte, ce qui crée un manque de ces neurotransmetteurs. Il a aussi été démontré que les neurotransmetteurs sont détruits pendant leur traversée par des enzymes, les monoamines oxydases. La noradrénaline est détruite en une substance qui se dose dans les urines le méthoxyhydroxyphénylglycol ou MHPG or on a vu chez de nombreux déprimés une excrétion urinaire de MHPG (venant de la noradrénaline) diminuée. L’action de cette enzyme serait donc trop forte.
Maladie des récepteurs cérébraux ?
Cette théorie évoque une anomalie du nombre des récepteurs post-synaptiques. Elle concerne encore les monoamines neuromédiatrices mais selon un modèle différent. Le nombre des récepteurs où viennent se fixer les neurotransmetteurs après leur traversée de la synapse n’est pas fixée mais il se modifie en fonction de leur quantité afin de maintenir une transmission d’influx assez constante :
s’il y a beaucoup de neurotransmetteurs, le nombre des récepteurs va tendre à diminuer. Le message nerveux passera mal ;
si à l’inverse, il y a peu de transmetteurs le nombre s’accroît pour recevoir au mieux les neurotransmetteurs afin de préserver le plus possible la transmission. S’il s’accroît trop les récepteurs ne sont plus assez stimulés