Question by Marko: Comment aider un dépressif? Comment lui parler et maintenir une vraie relation avec lui?
J’ai une expérience passée très négative pce que je cherchais à secouer une personne qui m’était très proche pour que sa dépression ne s’empare pas de tout. Cela reste un souvenir douloureux, et j’aimerais savoir si vous aviez su trouver des mots pour l’aider.
Best answer:
Answer by zardoz
C’est délicat. Je ne suis plus très croyant, mais j’aime bien l’évangile où le christ dit à la samaritaine que tout le monde considère comme une pécheresse « donne-moi à boire ». Et donc voilà ce que je pense personnellement :
Premièrement, ne pas parler de la dépression, c’est ça qui fera s’enfoncer la personne. Elle ne demande qu’à oublier qu’elle est dépressive, donc il faut lui occuper l’esprit, si possible avec des futilités (cela suppose qu’elle soit encore capable de manifester un peu de gaieté).
Deuxièmement, le « donne-moi à boire » : arriver à prouver à la personne (mais sans le lui asséner, il faut qu’elle le comprenne d’elle-même, sans qu’on lui dise) qu’il y a des gens qui ont besoin d’elle, qu’elle peut se rendre utile. Sans lui demander des choses très ambitieuses, bien sûr, de peur de la renvoyer à un constat d’échec.
Bref, il faut du tact, beaucoup de tact, et aussi de la présence, de la disponibilité et de la patience.
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Un dépressif selon moi reste toujours dans son coin refusant de voir le monde, il faut alors lui faire sortir, partager des activités intéressantes avec lui faire soumettre aux efforts mentaux. Comme ça, il apprend peu a peu a trouver un intérêt et refaire son nouveau monde.
Pour aider une personne dépressive, il faut éviter de lui dire « secoue toi », « ne reste pas planté là comme un légume » etc…
Par contre, lui montrer les aspects positifs de sa vie et de la vie en général peut aider.
moi, je dirais ceci à un dépressif : écoute, je vois bien que tu ne te sens pas bien. Si tu le souhaite je suis prêt à t’écouter.
Pour finir, il faut impérativement être à l’écoute, et ne pas émettre des jugements de valeurs négatifs sur la personne.
tu pourrais peut être trouver des réponses en faisant une recherche sur le site : la liberté un jour à la fois. poses ta question et tu trouveras peut être des réponses intéressantes.
ne pas amoindrir l’ autre, lui donner présence et amitié sans pour autant « l’ assister », savoir prendre du recul vis à vis de son problème, s’ impliquer sans se mêler de ce qui le concerne lui, etc.. tu trouverais également des réponses ds les rayons psy d’ une bonne librairie.
du tact ; pas de il faudrait, tu devrais ou des jugements hâtifs : le dépressif se dit déjà ça tout le temps et ça ne l’ aide pas quand on vient lui répéter encore.
c’ est une pathologie difficile à soigner et évidemment l’ entourage est affecté. si tu veus vraiment l’ aider, je te conseillerais de bien te documenter avant.
merci pour ta question.
le passé?
faut en tirer des leçons, pas mijoter dans le jus!
alors, si c’est passé, on repars de bon pied sans commettre d’autre fautes!
en avant marche!
Bonjour! Comme toi, j’ai eu une expérience négative. C’est très dur, je suis d’accord! J’ai essayé de secouer un peu une personne proche en dépression, ça n’a rien donné, à part que je m’en suis pris plein la gueule (« tu comprends rien », etc etc…). Je ne lui en veux pas, je sais que la dépression mène à ce genre de choses. Je n’ai toujours pas trouvé la solution. Je crois en effet qu’il vaut mieux parler de futilités avec une personne dépressive, plutot que d’essayer de lui dire qu’on comprend, qu’on suggère de faire ci ou ça… J’ai l’impression que les gens dépressifs ne supportent pas qu’on leur dise qu’on comprend. Il y a toujours un moment où ils se disent que non, on ne comprend pas, que personne ne comprend, et ça leur fait très mal, ils se replient encore plus sur eux-memes…
Je te souhaite bon courage. Sois présent(e) pour la personne en question, mais malheureusement sache qu’il n’y a pas de mots magiques. Je souhaite que ton proche dépressif s’en sorte. Il faut aussi ne pas se faire du mal en voulant aider une personne qui est dure envers toi (car les dépressifs ont parfois des réactions très dures envers leurs proches). Courage!
Comme je te comprends !
Ma mère est depréssive depuis 12 ans , donc depuis que j’ai l’âge de 16 ans. Depuis l’origine, j’ai tenté successivement de la divertir, de l’ignorer, de la secouer, de la rassurer, de la stimuler…de la gronder et même de la mépriser (pour voir si elle allait réagir)
Après toutes ces années, j’en suis arrivée au constat que soutenir une personne dépréssive est un beau challenge : il faut savoir être présent sans s’imposer, savoir rassurer sans assister, être compréhensif, à l’écoute mais sans dramatiser. Tout est dans la mesure des paroles et des gestes. Mais comme il est difficile de savoir ce que l’on doit dire ou ce que l’on ne doit pas dire ! Et comme il est difficile de se sentir inutile, voire rejeté (personne ne me comprend, personne ne m’aime…dit le dépressif…)
Aujourd’hui, ma mère semble aller mieux et je crois que cela n’est dû ni à ma présence, ni à mon énergie, ni à mon obstination, ni à l’accompagnement des psychiatres et autres psychothérapeuthes…Je crois fondamentalement qu’il y a un « déclic » qui s’effectue ou ne s’effectue pas chez les personnes dépressives qui « choisissent » en quelque sorte de s’en sortir ou de rester dans la maladie. Une fois qu’ils ont eu ce déclic, l’entourage et les professionnels ont un certain pouvoir d’action, pas avant…c’est dur mais je n’y crois pas