Question by Jésa m: peut on se sortir d une depression et de ses automutilations?
apres plus d un an de « remission » la depression reapparait et les automutilations reviennent aussi
j ai pourtant le bonheur aupres de mon cheri et de mes enfants
seulement je travaille en service de psychiatrie et c est pas facile de retrouver des situations similaires a celles qu on a vecu
que peut on me conseiller?
Best answer:
Answer by Caillie
Il serait fort à propos de changer de travail mais hélas, par les temps qui courent, c’est extrêmement difficile.
Donc, il faut s’intéresser aux traitements thérapeutiques. Faire une psychanalyse n’est pas un luxe. C’est de moins en moins tabou et c’est évident que cela fait du bien.
Sinon, essayer de guérir par soi-même est excessivement difficile. Toute la famille, tout l’entourage pâtit du mal être.
Bon courage…
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Je pense qu’en premier lieu, il faut exclure les causes iatrogènes (provoquer par le médecin)
La dépression iatrogène :
http://depressioniatrogene.spaces.live.com
L’automutilation iatrogène est pricipalement provoqué par les antidépresseurs.
« .risque d’automutilation et ISRS
effets indésirables graves du type agitation jumelés à des actes d’automutilation ou à des actes visant à blesser autrui »
« effexor monographie
risque de syndrôme malin des neuroleptiques, comportement suicidaire, automutilation, »
« alerte santé Canada
Mise en garde concernant le risque de changements comportementaux et émotifs, voire d’automutilation, chez les patients traités par un ISRS ou un autre antidépresseur de nouvelle génération »
http://cid-c74a0cfabf3a4232.spaces.live.com
Oui,tu peux t’en sortir ! Il faut surtout que tu le désires sérieusement, premièrement.
Pour travailler en psy, c’est que tu dois être une personne assez sensible et surtout compatissante. C’est un milieu difficile, surtout si tu as toi même des difficultés à gérer ta vie émotionnelle et psychique. Tu pourrai aider ces personnes au travers de tes propres difficultés si tu as assez de force pour les surmonter.
Je te conseillerai vivement de pratiquer un sport, la piscine ? peut-être que la méditation t’aiderai aussi…
Aime ton corps et ton âme, sois en paix avec toi-même.
bien sur que tu peux t en sortir.
mais il faut que tu changes de service, quitte la psychiatrie !
tant que tu t’occupes toi même de cas semblables au tien ça n’ira pas !
si tout va bien en couple, le problème vient évidemment de ton travail.
dans ton milieu il est facile de changer !
à toi de jouer, personne ne peut le faire à ta place.
« Les rechutes font partie intégrante de la maladie quelle quelle soit » comme m’a dit mon psychiatre une fois.
Le principal, c’est que tu ne baisses pas les bras. Pense à ta famille, je pense que ça t’aidera beaucoup.
c’est long mais c’est possible, j’en suis un exemple vivant.
mes bras sont couverts de cicatrices de l’âge de treize à vingt-huit ans
j’en ai 42
en fait à 28 ans je dormais avec un doudou et je suçais mon pouce aussi..
et puis j’ai donné naissance à mon premier enfant et trois ans après à mon second enfant, puis divorce, puis maladie autre que « mentale »,puis pas mal de soucis aussi..
j’ai toujours des rechutes de dépression, d’ailleurs je suis sous traitement médicamenteux antidépresseur régulièrement, mais enfin ça commence à être des délais plus longs entre deux,
je ne sais pas ce qui s’est passé, du jour au lendemain sans y penser j’ai arrêté
mais je me souviens,
je me souviens combien m’ouvrir, me scarifier puisque c’est le terme approprié,
je me souviens du bien-être que ça me procurait, je me sentais apaisée, comme si le poison était sorti de moi..
juste avant je piquais une crise de nerfs qui aboutissait sur les cicatrices à venir, juste après j’étais assise, reposée, relaxée, je soufflais..
j’ai beaucoup travaillé sur moi avec l’aide d’une thérapeute formidable que j’ai eu la chance immense de rencontrer
elle m’envoyait des déclics, je sortais de l’entretien avec des vertiges, je voyais autrement, je regardais ailleurs, mais ça n’a pas pu durer plus de six mois..
alors j’ai cherché à retrouver une thérapeute comme elle, évidemment impossible à retrouver
en revanche, je sais maintenant comment « bien » travailler avec un psy et c’est moi qui l’oriente vers ce que j’ai besoin d’entendre
je veux dire, que je lui demande de me pousser et pas me freiner, je lui demande du répondant, pas de l’écoute passive avec trois mots à la fin
du coup tous les entretiens depuis deviennent efficaces lorsque le professionnel veut bien jouer le jeu.
la psychiatrie est un travail pour toi, ne le confonds pas avec tes problèmes persos
c’est fou le nombre d’infirmières en psy à avoir des soucis come les tiens, et toutes me disent que c’est tabou, quelle horreur !
pourquoi ne pas demander un congé formation et changer de métier si tu as du mal à faire la part des choses ?
les psys que tu cotoies ne t’aideront pas de toutes façons, faut que t’adresses au privé..
as-tu regardé du côté des thérapies comportementales ?
et familiales ?
car tu as embarqué ta famille j’imagine, elle ne peut pas ne pas être concernée maintenant, donc faut l’aider à t’aider
mais tout ça tu le sais, je pense,
faut le faire
alors bon courage pour ce premier pas difficile
mais tout malaise peut se vaincre