Question by Rokett Silver: maniaco depressif en période maniaque, pervers narcissique, la différence ?
Je suppose que la différence est difficile à établir, est ce que, par exemple le PN a une cible désignée? le maniaco depressif en période de manie peut il devenir pervers? considère t il son entourrage (au grand complet) comme un obstacle à ses projets délirants? quels sont les différences de symptome? merci beaucoup de votre aide.
@c’estpasvrai : je comprends tout à fait ton point de vue, et si je ne me retrouvais pas dans une situation digne d’un mauvais film d’horreur, je serai sans aucun doute de ton avis. J’ai déjà fait un travail de remise en question, d’énormes efforts de communication, mais il y a un moment où on se pose la question du problème pathologique. Je crains qu’à part ceux qui y sont directement confronté, il est difficile d’appréhender le problème autrement qu’avec ton point de vue. la question ici, n’est pas de classifier pour le plaisir, la question, pour moi, est qu’il est possible d’aborder une communication avec un maniaco depressif, alors qu’un pervers narcissique est une cause perdue. Voilà, la raison de mon questionnement, et loin de moi l’idée de vouloir insulter ou mépriser qui que ce soit.
Bien à toi.
Best answer:
Answer by Gontran
t’as trop regardé delarue
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C’est différent.
Un PN manipule tout à fait consciemment, dissimule ses réelles intentions et ses sentiments de volonté de destruction. Les autres sont ses pions, ses objets. Il a un mental manipulateur.
Un maniaco dépressif est malade, et en phase maniaque tout est magique, sa vision de la réalité distordue, il peut dépenser à tout va, faire des projets délirants, est dans une phase de joie intense.
Il subit l’émotion et ne la contrôle pas.
La réponse de Chrysa est très bonne. J’y souscris
Pointer du doigt, c’est au moins avoir la certitude d’être du bon côté du doigt.
Arrête de croire à ces conneries qui ne servent qu’à diviser les gens et à les rendre un peu plus irresponsables de ce qu’il leur arrive, les poussant dans les bras de l’industrie pharmaceutique pour résoudre le moindre problème.
Si tu as un problème relationnel, résous le en communiquant avec les personnes concernées, et en clarifiant tes objectifs et désirs dans la relation, sans utiliser ces classifications à peine dignes du mental d’un enfant de quatre ans. Et n’oublie pas une chose, si tu classifies les autres, ils te classifieront car classifier de la sorte n’est ni plus ni moins qu’une insulte.
Et quand chacun d’entre nous est mis dans une boite pseudo psychiatrique (par le biais d’une de ces classifications), il devient parfaitement naturel que tous nous consommions des drogues psychiatriques, dans l’espoir de sortir de ces classifications qui ne sont pourtant que la persistance à l’âge adulte des notions de « bons et de méchants » de notre enfance. Il y a les « bons et les méchants » et il y a « c’est pas moi c’est l’autre ».
La diffusion de ces classifications telle qu’elle est menée actuellement par les médias résulte du lobbying le plus éhonté relayé par la pensée unique et les intérêts financiers les plus crapuleux. C’est en fait du publi rédactionnel. Relis mon texte posément.
Bonjour
Pervers narcissique :
Il s’agit d’un type de personnalité qu’on appelle pervers narcissique, c’est à dire une personne perturbée (généralement un homme mais pas toujours) qui ne peut avoir d’attachement, de sentiments, de préoccupation… qu’envers elle même. Incapable de la moindre empathie mais sachant parfaitement la simuler.
Il se pense supérieur aux autres et ceux-ci ne sont là que dans son propre intérêt, il manipule les autres et particulièrement sa compagne de manière tellement naturelle qu’on ne s’en rend compte que trop tard. Car il faut savoir que lui même n’est pas conscient de ce qu’il fait, c’est sa personnalité, sa façon d’être.
Il pratique le harcèlement moral et quelquefois physique.
Ils sont très charismatiques, charmeurs… et la femme est toujours persuadée d’être aimée, c’est pourquoi elle se laisse si facilement prendre au piège.
Les psychologues refusent de prendre en charge les pervers narcissiques car ce serait trop dangereux pour le thérapeute qui a de grandes chances de se faire manipuler aussi et de toute façon inutile car cela ne se « soigne » pas. On ne change pas un pervers narcissique.
Bref ce sont des êtres dangereux à fuir absolument.
Maniaco depressif est une pathologie psychose qui se soigne en milieu psychiatrique
En psychologie, la maniaco dépression désigne des troubles de l’humeur qui provoquent chez un individu, en alternance ou simultanément, des périodes de dépression profonde et des périodes d’euphorie exaltée (manie). La maladie, connue aussi sous le nom de maladie bipolaire se décèle difficilement la plupart du temps
Je suis relativement d’accord avec NutsOphelie, sur ses précisions. Cela dit j’aurai quand même quelques petites choses à rajouter ou à contrer.
D’une part, les personnes pervers narcissiques peuvent évoluer, il existe des thérapies adaptées, mais elles nécessitent l’adhésion et l’investissement du patient, un réel désir de changer certaines choses et de mieux s’adapter, et cela passe par une prise de conscience qui n’est pas toujours évidente. Avec bien sûr le risque que ce ne soit que simulé, mais parfois cela marche sincèrement. Un personne perverse narcissique le restera très certainement, on ne peut normalement pas changer de personnalité (car la perversion est une structure psychique déterminant notre personnalité) une fois que celle-ci est fixée, mais on peut apprendre à l’adapter, encore faut-il le vouloir…
Une personne bipolaire (le terme maniaco-dépressif n’est plus employé officiellement) voit la vie avec des hauts et des bas, plus précisément des très très hauts et des très très bas. Ce n’est pas une personnalité, mais un trouble de l’humeur, et une personne bipolaire peut tout à fait avoir une personnalité à structure névrotique, psychotique, perverse, ou bien être état-limite (ce qui n’est pas une structure en soi). Les troubles bipolaires peuvent être soignés relativement efficacement moyennant une thérapie adaptée en fonction de l’individu et de sa personnalité justement.
Il ne faut pas confondre bipolaire et mélancolique, un autre trouble de l’humeur, la différence étant qu’une personne mélancolique aura des très très bas, et puis des hauts très moyens. Là encore il y a alternance marquée, mais pas ou très eu d’états d’euphories, juste des moments où ça va à peu près, et des moments de déprime intense. Et il est souvent difficile de distinguer entre l’un et l’autre, nombre de patients sont jugés comme étant l’un ou l’autre au départ avant qu’il ne s’avère plus loin dans la thérapie qu’il y a eu erreur. Donc il n’est pas évident de déterminer si l’on est l’un ou l’autre, certains patients étant parfois à la frontière entre les deux, et la limite reste relativement floue.
Et puis une personne bipolaire peut devenir mélancolique et inversement, c’est un processus dynamique et en constante évolution, contrairement à une structure psychique comme la perversion narcissique qui est ancrée de manière durable. D’ailleurs les troubles bipolaires ou mélancoliques apparaissent à un certain moment de la vie, puis peuvent disparaître à un autre, alors que la personnalité, qu’elle soit perverse ou non, est fixée dans l’enfance, et confirmée (ou modifiée) à l’adolescence.